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06/02/2007: CEREMONIE DE PRESENTATION DE VOEUX A MONSIEUR L'AMBASSADEUR ET SON EPOUSE LE SAMEDI 13 JANVIER 2007
18/08/2006: CELEBRATION DU 46ème ANNIVERSAIRE DE LA FETE NATIONALE DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE
20/06/2006:


06 Février 2007
CEREMONIE DE PRESENTATION DE VOEUX A MONSIEUR L'AMBASSADEUR ET SON EPOUSE LE SAMEDI 13 JANVIER 2007

Le samedi 13 janvier 2007 a eu lieu à la salle de mariages de l’Ambassade, la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux du Personnel de l’Ambassade et de la Communauté ivoirienne vivant au Cameroun, à Son Excellence Monsieur Paul Ambohalé AYOMAN Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près la République du Cameroun et à son Epouse Madame Geneviève AYOMAN.

Cette cérémonie qui a commencé à 10 heures 00 mns s’est déroulée en deux temps étapes.
D’abord le passage des différents groupes pour la présentation des vœux à Monsieur l’Ambassadeur de Côte et d’Ivoire et à son Epouse, selon le programme ci-dessous établi par le Service du protocole :
- Les amis de la Côte d’Ivoire ;
- la presse écrite et audio-visuelle ;
- l’Association des Femmes Ivoiriennes du Cameroun ;
- l’Amicale des Etudiants Ivoiriens du Cameroun ;
- l’Association des Ivoiriens Résident au Cameroun ;
- le Personnel de la Chancellerie ;
- le Personnel de la Résidence.

Cette phase a été suivie d’échange d’allocutions : d’abord celui de Monsieur le Premier Conseiller de l’Ambassade à l’adresse de Monsieur l’Ambassadeur et de son Epouse, dont voici le texte intégral :

Chers amis de la Côte d’Ivoire ;

Chers compatriotes résidant au Cameroun ;

Honorables invités ;

Mesdames, Messieurs ;

C’est pour moi un immense privilège de vous accueillir ce matin, dans les locaux de l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Yaoundé, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux du Nouvel An à Son Excellence Monsieur Paul Ambohalé AYOMAN, Ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire au Cameroun, et à son épouse Madame Geneviève AYOMAN.

Votre présence nombreuse et spontanée à cette sympathique cérémonie, que j’apprécie à sa juste valeur, dénote à l’évidence la profonde amitié et la grande estime que vous portez à la personne de l’Ambassadeur et à son épouse, en leur qualité de représentants des institutions républicaines de Côte d’Ivoire au Cameroun.

Monsieur l’Ambassadeur,

Nous voici à nouveau à l’orée d’une nouvelle année. C’est pour moi un plaisir toujours renouvelé de prendre la parole au nom du personnel de l’Ambassade, pour former nos vœux ardents de paix, de bonheur et de santé pour vous-même et pour Madame l’Ambassadrice, ainsi que de progrès et de réussite pour vos enfants et pour tous ceux qui vous sont chers.

Monsieur l’Ambassadeur,

Telle l’eau des fleuves qui coule irréversiblement vers les océans, ainsi passent les années et ne reviennent plus en arrière. Elles ont cependant le mérite de nourrir notre mémoire de souvenirs qui, seuls, ont le pouvoir de nous faire remonter dans le temps. Aussi voudrais-je saisir cette circonstance solennelle pour parcourir encore une fois l’année 2006 et relever dans leurs grandes lignes les actions majeures que, non seulement l’histoire de notre jeune Ambassade, mais encore l’ensemble du personnel, témoin privilégié de votre travail au Cameroun, auront retenues de vous.

Monsieur l’Ambassadeur,

Tout homme qui vous côtoie au quotidien ne dira pas le contraire : ce n’est que par vocation que vous êtes venu à la diplomatie. Le choix d’un homme peut être sous-tendu par diverses raisons, mais je n’en connais qu’une seule pour votre choix professionnel : c’est votre passion pour la chose diplomatique, c’est votre attachement au prestige et à l’honneur de votre pays, c’est votre engagement à hisser votre pays à des hauteurs qui forcent le respect et l’admiration. Chacune de vos initiatives et chacune de vos actions dans le cadre de votre mission ici au Cameroun s’inscrivent inéluctablement dans cette dynamique.

Souffrez, Monsieur l’Ambassadeur, que je ne revienne pas sur le plus long combat que vous avez livré depuis que vous avez foulé le sol camerounais, et dans lequel vous êtes resté constant jusqu’à ce jour: celui de la restauration de l’image de la Côte d’Ivoire profondément altérée par les informations tendancieuses de certains médias ; exploit que vous avez réussi en rétablissant la vérité au moyen d’une véritable campagne d’information dans un pays que vous veniez à peine de découvrir.

Par ailleurs, vous n’avez laissé échapper aucune occasion de faire de l’Ambassade de Côte d’Ivoire, au cours de l’année qui vient de s’écouler, le théâtre des grands évènements à Yaoundé. C’est ici qu’a eu lieu en février 2006 l’assemblée générale ordinaire du Groupe Africain, au cours de laquelle le candidat proposé par vous a été élu Président par ovation ; c’est également ici que vous avez reçu, au début du mois de novembre 2006, en votre qualité de Secrétaire Général du groupe Africain, une réunion organisée à l’intention de ce Groupe par la délégation de « Constellation Monde », dirigée par Monsieur Pierre Bourque, ancien Maire de Montréal.

Dans la même vaine, vous avez accordé, à sa propre demande, plusieurs audiences à la Princesse Juliette Biakeu, Présidente du Bureau International Table-Montréal-Afrique, initiatrice du forum de partenariat des affaires tenu vers la fin du mois de novembre 2006 à Yaoundé.

Que dire de votre ardent désir de faire de l’Ambassade de Côte d’Ivoire une Ambassade d’élite ? A cet égard, vous avez tout mis en œuvre dès le début de l’année 2006 pour améliorer les conditions de travail du personnel, en dotant la représentation diplomatique ivoirienne d’un site web et en connectant tous les outils informatiques de l’Ambassade au réseau Internet. En le faisant vous offriez ainsi la capacité à vos collaborateurs de disposer en temps réel d’informations fiables, en particulier sur la Côte d’Ivoire, et à l’Ambassade la possibilité de se faire connaître au Cameroun et hors du Cameroun.

De même, vous faites de l’amélioration des conditions de vie de vos collaborateurs une préoccupation majeure. C’est avec un sentiment de profonde reconnaissance que nous avons suivi les multiples démarches que vous avez entreprises au cours de l’année 2006, défendant devant les autorités compétentes ivoiriennes le dossier minutieusement monté par vos soins sur les conditions de vie du diplomate ivoirien au Cameroun. Et quand la situation tarde à se dénouer, vous n’hésitez pas à encourager vos collaborateurs à solliciter une mutation, quoi que cela vous coûte.

Mais puisque c’est avec un cœur plein d’affection que vous consentez ces sacrifices, Celui qui regarde au cœur et non à l’apparence pourvoie toujours aux remplaçants des agents que vous libérez, tout en prenant soin d’élever le niveau du personnel. C’est ainsi que deux de vos collaborateurs ont augmenté en grade en 2006 en la personne de Messieurs Kamara Abdoulaye passé Administrateur financier, option Trésor, et Kouamé N’Dri Albert passé Adjudant. De même, il vous a été affecté en remplacement d’un Secrétaire d’Ambassade un Conseiller des Affaires Etrangères en la personne de Monsieur Koffi N’Goran Raymond. Peut-on espérer mieux, Monsieur l’Ambassadeur ?

Loin de moi de passer sous silence la profondeur des liens affectifs que vous avez su établir et que vous entretenez en véritable père de famille avec chacun de vos agents. Ainsi, mieux qu’une institution, l’Ambassade de Côte d’Ivoire est pour nous une famille où chaque membre a de la valeur. De même qu’à leur arrivée en poste, vous avez toujours honoré vous collaborateurs à leur départ en organisant des réceptions en leur honneur.

C’est le cas de Mademoiselle Anibié Landry en mai 2006, et plus récemment celui de la famille Kouao en fin décembre 2006.

Je m’en voudrais de ne pas évoquer, en cette circonstance solennelle, la largesse et la générosité qui vous caractérisent, largesse et générosité qui ne vous font point hésiter à puiser dans vos propres ressources pour voler au secours de vos collaborateurs en difficulté. Tous les agents de la Chancellerie et de l’Ambassade, autant que nous sommes ce matin, avons été bénéficiaires, chacun pour sa part, de vos appuis tous azimuts.

Pour tous ces actes d’humanisme, je voudrais, au nom de tout le personnel de l’Ambassade, vous dire grand merci.

Excellence Monsieur l’Ambassadeur,

L’année 2006, nonobstant le brillant tableau de vos faits et gestes dressé plus haut, nous aura, dans une certaine mesure, laissé un goût d’inachevé, notamment en ce qui concerne l’un de nos plus grands projets annoncé en pareille occasion l’année dernière à savoir : l’organisation de la semaine ivoirienne au Cameroun en 2006. Ce projet pour la réalisation duquel tout le personnel de l’Ambassade, sous votre instigation, s’était résolument mis en ordre de bataille, a été hélas ajourné pour des raisons indépendantes de votre volonté. En effet, les opérateurs économiques ivoiriens ayant décidé de profiter du Mondial 2006 pour faire la promotion de la Côte d’Ivoire en Allemagne, les autorités ivoiriennes ont pris la sage résolution de faire ajourner la Semaine Ivoirienne au Cameroun prévue pour l’année dernière.

Nous pouvons cependant nous féliciter de ce que ce contretemps n’a en rien altéré votre détermination à faire de cette manifestation économique une institution. En témoigne les dispositions pratiques que vous prenez d’ores et déjà pour relancer le projet pour cette année 2007.

Monsieur l’Ambassadeur,

Permettez-moi, avant de clore mon intervention, de rendre un vibrant hommage à Madame Geneviève AYOMAN, votre épouse, dont l’appui certes discret mais ferme, a été pour beaucoup dans les exploits que l’Ambassade ne cesse de réaliser au Cameroun.

Madame l’Ambassadrice,

C’est un exercice assez fastidieux que de parler en quelques mots de votre implication, ici au Cameroun, dans la mission de représentation de notre pays, et de votre contribution à la marche de l’Ambassade.

Je voudrais vous dire simplement que vous êtes une belle illustration de l’adage selon lequel « Derrière un grand homme se trouve toujours une grande dame », je dirais mieux « Aux côtés d’un grand homme… » puisque vous n’êtes pas de celles se tiennent derrière, qui jouent les seconds rôles.

Dans le Cercle des Amis du Cameroun, vous représentez dignement la Côte d’Ivoire par vos participations à toutes les activités.

En votre Qualité de Vice-Doyenne des Epouses des Diplomates, vous avez fait la fierté des Ivoiriens qui vous ont vu offrir le bouquet de fleurs de votre association à Madame Chantal BIYA, épouse de S.E.M. le Président de la République du Cameroun.

Pour nous, nous avons été si souvent honoré d’entendre de bons témoignages à votre sujet ! Une anecdote : J’étais un jour au Palais des Congrès de Yaoundé, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la conférence internationale des fondatrices d’écoles maternelles. A côté de moi se trouvait Madame le Consul de Pologne. Nous nous sommes salués et je me suis présenté. Il a suffit qu’elle apprenne que je suis à l’Ambassade de Côte d’Ivoire pour se répandre en éloge sur votre compte Madame l’Ambassadrice.

Même son de cloche chez ma voisine, une veuve, Ambassadrice elle aussi, qui ne tarit jamais d’éloge à votre égard, chaque fois que nous lui rendons visite.

Ouverte, rassembleuse et d’un abord facile, vous êtes aux côtés de l’Ambassadeur, et en bonne mère de famille, l’artisan de l’émergence de l’esprit de famille au sein de notre Ambassade. La constante bonne humeur et la gaieté communicative avec lesquelles vous recevez même le moindre des visiteurs, font que nous-mêmes, nos femmes et nos enfants, sommes toujours à l’aise en votre compagnie. Vous êtes pour nous une véritable mère, et nous sommes fiers de vous.

Monsieur l’Ambassadeur,

Permettez-moi à présent de saisir l’opportunité de cette cérémonie pour soumettre à votre attention quelques doléances :

 Tout en appréciant les efforts d’équipement qui ont été faits en 2006 et dont nous avons fait mention pus haut, il serait souhaitable que ces efforts se poursuivent conformément à vos ambitions exprimées sur la question l’année dernière. Rappelons à cet égard que vous avez fait mention de deux véhicules de liaison pour la Chancellerie et la Résidence, d’un mini-car pour le transport des enfants et des personnalités en mission au Cameroun, et d’une 4X4 pour des missions dans le Cameroun profond.

 L’installation des lignes téléphoniques directes urbaines et interurbaines dans les bureaux des Chefs de service contribuerait davantage à l’amélioration des conditions de travail déjà bien engagée.

 De même, l’installation d’appareils téléphoniques à écran dans nos secrétariats pourrait permettre aux secrétaires d’identifier rapidement la provenance des appels.

Monsieur l’Ambassadeur,

Cette cérémonie de présentation de vœux, concours de circonstance ou disposition divine, coïncide fort heureusement avec la célébration de votre anniversaire. A cette occasion particulière, je vous prie de recevoir de la part de l’ensemble du personnel de l’Ambassade, ce bouquet de fleurs des mains de Mlle de Bruchard.

Joyeux Anniversaire Monsieur l’Ambassadeur !
Je voudrais terminer ici mes propos, en réitérant, au nom de l’ensemble du personnel de l’Ambassade et en mon nom propre, à vous-même, à Madame l’Ambassadrice et à toute votre famille, nos vœux sincères de paix, de bonheur, de santé, de prospérité et de réussite pour cette nouvelle année.

Puisse l’Eternel qui, seul, sait relever de la poussière l’indigent, pour le faire asseoir avec les grands, vous élever cette année au sommet de la hiérarchie de notre corps.

Bonne et heureuse année Monsieur l’Ambassadeur et Madame l’Ambassadrice.

Dieu bénisse le Cameroun,
Dieu bénisse la Côte d’Ivoire,

Je vous remercie.



Ensuite, prenant la parole, Monsieur l’Ambassadeur a répondu à son interlocuteur en ces termes :


DISCOURS DE SON EXCELLENCE
MONSIEUR

PAUL AMBOHALE AYOMAN

AMBASSADEUR DE LA REPUBLIQUE
DE COTE D’IVOIRE

PRES LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN

A YAOUNDE

A

L’OCCASION DE LA PRESENTATION
DES VŒUX 2007


Mes chers compatriotes
Mes chers amis
Mesdames et Messieurs

La cérémonie traditionnelle de présentation des meilleurs vœux au Représentant du Président de la République que nous sommes nous donne l’occasion de faire le bilan de l’année 2006 et formuler des projets à réaliser au cours de l’année 2007.

Je voudrais au préalable rendre grâce à l’Eternel dont la bénédiction accompagne notre mission au quotidien.

Chers amis,

L’année 2006 nous a permis de consolider la présence de la Côte d’Ivoire au Cameroun. Les peuples camerounais et ivoiriens se rapprochent davantage et les problèmes des ivoiriens sont mieux compris par les camerounais qui ne cessent de souhaiter le retour de la paix en terre d’Eburnie.
C’est le sens de la déclaration du Chef de l’Etat camerounais, S.E.M. le Président Paul BIYA lors de la présentation des vœux du nouvel an au corps diplomatique le 04 janvier 2007 au Palais de l’Unité et je cite :
« Je pense bien entendu à la Côte d’Ivoire, pays frère et ami, qui peine à trouver le chemin de la réconciliation et du retour à l’unité nationale. On ne peut que souhaiter qu’avec l’aide de l’Union Africaine et des Nations Unies, les élites de ce pays feront passer l’intérêt national avant les rivalités d’ambitions et les luttes fratricides. » Fin de citation.

En votre nom à tous, ivoirien du Cameroun, je voudrais dire merci au Président de la République du Cameroun Son Excellence Monsieur Paul BIYA, pour son implication discrète mais efficace dans la résolution de la crise ivoirienne.

Nous voulons le rassurer que les élites ivoiriennes ont compris la nécessité de privilégier l’intérêt national pour sortir leur pays de la crise.

Au niveau des deux gouvernements, les nombreux contacts établis ont permis quelques visites de ministres camerounais, ou leurs plus proches collaborateurs à Abidjan et nous espérons que 2007 verra encore plus de visites se concrétiser.

En ce qui concerne les relations avec les partenaires, des avancées significatives ont été faites dans le domaine de la Recherche et des produits pétroliers. Les négociations pour l’achat de l’huile de palme ivoirienne sont en cours.

Quant à la coopération universitaire, elle s’affirme de plus en plus avec les présences régulières et remarquées des universitaires ivoiriens au Cameroun. Les universités et les grandes écoles ivoiriennes et surtout les facultés de médecine et de pharmacie, continuent de former des jeunes camerounais, qui constitueront demain les piliers du pont en construction entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun.

L’année 2007 doit voir se consolider nos acquis et mettre en œuvre, des stratégies pour le renforcement de la coopération entre le Cameroun et la Côte d’Ivoire.
A cet égard il importe de mettre l’accent sur la feuille de route de l’Ambassade que nous avons élaboré.

La coopération, pour être efficace doit être suivie, évaluée, enrichie. C’est l’objet de la commission mixte ivoiro-camerounaise dont la première réunion s’est tenue en 1978, lors du voyage du Président Félix Houphouët Boigny au Cameroun. Cet objectif doit être atteint au cours de cette année. La réunion de la Grande commission mixte Cameroun-Côte d’Ivoire est le premier point de notre feuille de route.

Comme nous le savons, l’Ambassade de Côte d’Ivoire au Cameroun a été retenue, pour abriter le Service de Promotion Economique (SPE) qui sera un service de renseignements et d’informations privilégiés, en matière de collectes de diffusion d’opportunités et de projets d’investissements publics et privés, de recherche de partenariat et/ou de financement pour des secteurs porteurs à développer ; des centres de connaissance de sources et des structures de financement disponibles et leurs modalités d’intervention.

La prospection des marchés extérieurs, la mobilisation des milieux d’affaires camerounais, leur intéressement à la Côte d’Ivoire, la collecte et la diffusion d’informations pertinentes sur les secteurs d’activités, sur les potentialités et les opportunités existantes au Cameroun sont les actions que nous devons réaliser au point 2 de notre feuille de route.

En 2004, l’Ambassade a organisé avec succès la Semaine Ivoirienne au Cameroun (SIC). L’année 2005 devrait être la réaction camerounaise à Abidjan, notamment par l’organisation de la Semaine camerounaise en Côte d’Ivoire (SCCI) mais pour des raisons de calendrier, le Cameroun n’a pu organiser sa semaine en Côte d’Ivoire, ce que nous avons regretté.

En 2006, l’Ambassade a décidé d’organiser la 2ème Semaine Ivoirienne au Cameroun, mais cette fois - ci à Douala. Mais nous y avons été freiné en raison du déplacement des nombreux partenaires en Allemagne où parallèlement à la coupe du monde de football se déroulait la foire ivoirienne.

Cette année, nous ambitionnons d’inscrire l’organisation de la Semaine Ivoirienne au Cameroun (DOUALA) au point 3 de notre feuille de route.

Voici quatre ans que la Côte d’Ivoire est représentée au Cameroun au niveau d’Ambassadeur alors que le Cameroun l’est en Côte d’Ivoire au niveau de Chargé d’Affaires. Notre souhait de voir le Cameroun nommer un Ambassadeur en Côte d’Ivoire constitue le 4ème point de notre feuille de route. Nous avons pour cette année 2007 une dizaine de projets qui constituent les points de notre feuille de route dont les plus importants sont ceux que j’ai porté à votre connaissance.

Chers Compatriotes,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,

Aujourd’hui le soleil de la sortie de crise qui s’est levé dans le ciel ivoirien envoie ses rayons radieux sur notre cher et beau pays, le seul que Dieu nous a donné et qui constitue notre raison d’être.

Grâce à cette vision extraordinaire dont seul il a le secret, le Président Laurent GBAGBO, avec l’aide des pays amis, à qui nous manifestons toute notre reconnaissance, a réussi à éviter un naufrage aux conséquences insoupçonnables à la Côte d’Ivoire.

La Souveraineté de la Côte d’Ivoire a été réaffirmée par la Communauté Internationale et toutes ses institutions fonctionnent normalement.

Mais notre pays reste divisé. La Force impartiale qui occupe le centre du pays l’a voulu ainsi alors que la guerre a pris fin depuis belle lurette entre les protagonistes.

Aussi, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de la Côte d’Ivoire a-t-il fait des propositions de sortie de crise qu’il convient de rappeler :
1. L’instauration d’un dialogue direct avec la rébellion en vue du désarmement et de la réunification du pays ;

2. La suppression de la zone de confiance ;

3. La création d’un service civique national ;

4. L’amnistie générale ;

5. La mise en place d’un programme d’aide au retour des déplacés.

Si toutes ces propositions sont acceptées, l’élection présidentielle pourra être organisée dès le mois de juillet 2007.

Les propositions du Président GBAGBO font leur chemin. Les ivoiriens se sont appropriés la sortie de crise démontrant ainsi que le linge sale peut se laver en famille. II n’y a pas de guerre de religion chez nous, il n’y a pas de chasse à l’homme chez nous, donc il n’y a pas de xénophobie chez nous.

Soyons donc confiants et sereins et continuons d’implorer la miséricorde du Tout Puissant pour que la Côte d’Ivoire soit réconciliée avec elle-même, dans l’amour et dans la paix.

Le moment est venu maintenant pour moi de vous renouveler mes meilleurs vœux de bonheur, de santé et de paix profonde, pour vous-même et pour tous ceux qui vous sont chers.

Soyons, partout où nous nous trouvons des vrais artisans de la paix en répandant l’Amour tout autour de nous.

Aimons jalousement la Côte d’Ivoire, l’Afrique, le monde.

Monsieur le Premier Conseiller,

Merci pour les mots si aimables que vous avez adressés à mon épouse et à moi-même ;

Merci à vous tous qui êtes venus nous témoigner de votre amitié.

Que le Créateur de l’univers vous inonde de ses bénédictions.

Bonne et Heureuse année 2007.



Il s’en est alors suivie la remise de cadeaux à Monsieur l’Ambassadeur qui n’a pas manqué de manifester toute sa joie devant les cadeaux offerts par tous les groupes, car soulignons-le, le samedi 13 janvier 2007 était également jour anniversaire de Monsieur l’Ambassadeur.
Il a saisi cette occasion, avant de convier tous les invités au cocktail qu’il a offert pour la circonstance au préau du Consulat, pour partager avec eux le gâteau d’anniversaire qu’il a prévu à cet effet.
C’est sur une note de gaîté, de fraternité et de convivialité que la cérémonie a pris fin à 15 heures.



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18 Août 2006
CELEBRATION DU 46ème ANNIVERSAIRE DE LA FETE NATIONALE DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE

L’Ambassade de Côte d’Ivoire à Yaoundé, comme chaque année, a célébré le 07 août 2006, à la Résidence de Côte d’Ivoire, le 46ème anniversaire de l’accession de ce pays à la souveraineté nationale et internationale.

Cette cérémonie à laquelle ont pris part S.E.M. Laurent ESSO, Ministre des Relations Extérieures ; Monsieur Frédéric KODOCK Augustin, Ministre d’Etat, Ministre de la Planification, de la Programmation du Développement et de l’Aménagement ; Madame BOMBACK Suzanne, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille ; Madame BAKANG MBOCK Cathérine, Ministre des Affaires Sociales ; Monsieur ADOUM GAROUA, Ministre de la Jeunesse ; Monsieur MBARGA MBOA, Ministre des Sports et de l’Education Physique et Monsieur METAME MASSOMA, Ministre Délégué à la Présidence chargé du Contrôle de l’Etat, de même que S.E.M Amja Bin Houssein BIN ABDEL HAMID BOUDAIWI, Ambassadeur d’Arabie Saoudite, Doyen du Corps Diplomatique ; le Nonce Apostolique, S.E.Mgr Eliseo Antonio ARIOTTI et la presque totalité des Ambassadeurs, Chefs de Missions Diplomatiques et Représentants des Organisations Internationales accrédités à Yaoundé ; s’est essentiellement déroulée en quatre phases, à savoir l’exécution des hymnes nationaux, l’allocution, la coupure du gâteau et l’ouverture du buffet.


Comme à son habitude, à l’occasion de la fête nationale, l’Ambassade célèbre toujours, à sa manière, l’amitié ivoiro-camerounaise en commençant la cérémonie par l’exécution des hymnes des deux pays. Cette particularité ivoirienne fort appréciée des autorités camerounaises a commencé à faire école à Yaoundé. Ainsi, l’Ambassade de France l’a-t-elle introduite dans son chronogramme de cérémonie de sa fête nationale.

La célébration de cette année était placée sous le signe de l’optimisme quant à la réconciliation des Ivoiriens avec eux-mêmes et au retour d’une paix définitive en Côte d’Ivoire, ainsi que l’a fait ressortir S. E. Monsieur Paul Ambohale AYOMAN, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de Côte d’Ivoire au Cameroun dans le discours de circonstance où il a évoqué les raisons légitimes d’espérer en une sortie de crise très prochaine, à savoir, le consensus général obtenu sur les audiences foraines, le succès du tandem GBAGBO-BANNY, le rapprochement entre les jeunesses des partis et l’envoi des missions de paix dans tout le pays.

Après le discours, un superbe gâteau confectionné en forme d’éléphant et surmonté du chiffre 46 modelé dans deux bougies, a été partagé aux convives.

Enfin, un buffet composé en majeure partie de mets ivoiriens a été ouvert, l’objectif de l’Ambassade cette année étant de saisir l’occasion de la Fête Nationale pour faire la promotion de la cuisine ivoirienne. Cet objectif a été largement atteint, ainsi que l’ont attesté les commentaires élogieux qui nous sont parvenus.

Six organes de presse des plus significatifs au Cameroun ont couvert l’évènement. Il s’agit, pour la presse audio-visuelle de trois chaînes de Télévision dont « Cameroun Radio Télévision » (CRTV), une chaîne gouvernementale, et « Canal 2 International », et Spectrum Television (STV) deux chaînes privées les plus suivies ; et «RADIO SIANTOU » (RTS), une station de radio privée bien écoutée à Yaoundé. Pour la presse écrite, il s’agit des quotidiens « Cameroon Tribune », gouvernemental et « Mutations », privé.

Par ailleurs, la communauté Ivoirienne résidant au Cameroun est venue prendre part à cette célébration commémorative. Ainsi, on a noté la présence effective des Associations des Ivoiriens avec à leur tête leurs Présidents : Madame BINGONO pour l’Association des Femmes Ivoiriennes du Cameroun (AFIC), Monsieur ZADI pour l’antenne des Ivoiriens de Douala et Monsieur YAHAYA DIOMANDE pour l’antenne des Ivoiriens de Yaoundé.



Lire ci-dessous le discours de S.E.Monsieur Paul Ambohale AYOMAN, Ambassadeur.



ALLOCUTION PRONONCEE

PAR S.E.M. PAUL AMBOHALE AYOMAN,

AMBASSADEUR DE COTE D’IVOIRE

A L’OCCASION DU 46ème ANNIVERSAIRE

DE L’INDEPENDANCE

DE LA COTE D’IVOIRE



Yaoundé le 07 Août 2006



• Excellence Monsieur le Ministre des Relations Extérieures ;

• Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;

• Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions diplomatiques et consulaires ;

• Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;
• Messieurs les Responsables religieux ;

• Mesdames et Messieurs le Journalistes ;

• Ivoiriennes, Ivoiriens ;

• Chers amis de la Côte d’Ivoire ;

• Honorables invités ;

• Mesdames, Messieurs.



J’aimerais commencer mes propos, en m’appuyant sur cette belle parole des Saintes Ecritures, notamment sur le verset 6 du chapitre 5 de l’Evangile selon Matthieu, et je cite :

« Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés.»

La Côte d’Ivoire qui crie à Dieu depuis presque quatre ans, a foi en cette parole divine, elle qui fut attaquée parce qu’elle réclamait tout simplement un havre de bonheur et de démocratie, et de la dignité pour son vaillant peuple.

Nous sommes convaincus que Dieu, qui est justice et vérité, permettra très bientôt aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens de se reposer dans de verts pâturages de paix et de prospérité.


Permettez-moi de vous remercier, au nom de mon épouse Geneviève AYOMAN et de tous mes collaborateurs, et vous dire combien votre présence distinguée nous honore. Nous y voyons le témoignage de votre indubitable amitié et de grande estime à l’endroit de la Côte d’Ivoire et de Son Président, ce très grand artiste dont le combat, ainsi que l’ont reconnu de très nombreux amis camerounais, africains, asiatiques, européens et américains, a dépassé les frontières ivoiriennes; un combat pour la restauration de la dignité de l’Afrique.

C’est donc avec vous, que je voudrais relever les indices qui motivent notre foi en l’avenir lumineux de la Côte d’Ivoire, dans le cadre de cette célébration du 46ème anniversaire de son indépendance politique.

En effet, depuis la mise en place du Gouvernement de mission le 28 décembre 2005, d’importants pas ont été franchis dans le sens de la réconciliation des filles et des fils de Côte d’Ivoire. On citera à cet égard :

- Le mini-sommet inter-ivoirien du 27 février 2006, organisé à l’initiative du Premier Ministre ivoirien et auquel ont pris part le Président Laurent GBAGBO, le Président Henri Konan BEDIE, le Président du RDR Alassane Dramane OUATTARA et le Secrétaire Général des Forces Nouvelles Guillaume SORO. Ce sommet a montré à la face du monde, que les Ivoiriens ont non seulement la volonté, mais également la capacité de laver leur linge sale en famille ;

- Le dialogue militaire relancé fin mai 2006, et qui se poursuit de façon satisfaisante ;

- Le consensus général recueilli sur l’opération des audiences foraines qui marque une fois de plus, la capacité des Ivoiriens à se mettre d’accord sur des propositions de solutions favorisant le retour de la paix ;

- La volonté manifeste du Président de la République et du Premier Ministre, de coopérer à la réconciliation du peuple ivoirien avec lui-même, et connue sous le nom de Tandem GBAGBO-BANNY, qui a permis aux deux hommes d’Etat d’engranger, chacun de son côté, des points en faveur de la décrispation. On pourrait évoquer la rencontre du Président de la République avec les Parlementaires du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), qui s’est soldée par le retour de ceux-ci à l’hémicycle, de même que la tournée du Premier Ministre dans le Nord et l’Ouest, contrôlés par les Forces Nouvelles, laquelle tournée a encouragé les populations de ces régions à s’inscrire dans la dynamique de paix ;

- Le programme de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR), qui prend forme de jour en jour avec le début du désarmement des milices de l’Ouest ;

- Le rapprochement de la jeunesse ivoirienne par le dialogue social initié le 26 juillet 2006, par Monsieur Charles BLE GOUDE, Président du COJEP et les responsables des mouvements de la jeunesse du PDCI et du RDR ;

- La mise en route officielle, il y a trois jours, d’une mission de paix et de réconciliation ordonnée par le Premier Ministre et composée des Maires, des Conseillers Généraux et des Parlementaires. Cette mission qui débutera effectivement au lendemain de la cérémonie du 46ème anniversaire, vise à convaincre, par le dialogue, les populations ivoiriennes de la nécessité d’aller à la paix et à la réconciliation, gages d’un nouveau départ dans le développement de la Côte d’Ivoire.






Ce qu’il faut retenir, c’est que les Ivoiriens dans leur ensemble réalisent qu’il est temps de mettre un terme à cette guerre sans fondement, qui sert tous les intérêts sauf les leurs. Ils sont aujourd’hui plus que jamais disposés à regarder dans la même direction, à aller à la paix pour reconstruire leur pays et lui redonner son lustre d’antan.

Dans ce processus de paix, la communauté internationale saura jouer sa partition, notamment par des prises de positions et des déclarations justes, impartiales et dépassionnées.

Je voudrais saisir cette occasion pour rendre à nouveau, un vibrant hommage au Président THABO MBEKI qui, en plus de la médiation honnêtement et savamment menée depuis novembre 2004, permettant la conclusion d’accords réalistes et pertinents, et l’adoption de la résolution 1633 du 21 octobre 2005, textes qui régissent aujourd’hui le processus de paix en Côte d’Ivoire, vient d’arbitrer avec sagesse le différend sur la mise en œuvre du paragraphe 6 de l’Accord de Pretoria, relatif à la Commission Electorale Indépendante (CEI) et à l’Organisation des Elections en Côte d’Ivoire.


Ivoiriennes, Ivoiriens,
Mes chers compatriotes vivant au Cameroun,

Nous devons comprendre aujourd’hui, que la guerre est loin derrière nous, et que la crise qu’elle a engendrée est entièrement maîtrisée. Je vous invite à voir, dans les soubresauts actuels, l’expression de la volonté unanime du peuple ivoirien de ne donner aucune chance à l’erreur de se glisser dans le processus de paix en cours, oui, l’expression du souci de la transparence qui doit accompagner l’opération des audiences foraines.

Le train de la paix est en marche et nous espérons qu’il arrivera très bientôt à destination. Je vous engage donc à être, chacun en ce qui le concerne, un acteur de la sortie de crise, en prenant place à bord de ce train par votre soutien actif, au rapport de collaboration qu’entretiennent le Président de la République et le Premier Ministre, et c’est bien ce que vous faites déjà, en vous élevant au-dessus des considérations partisanes pour développer chaque jour davantage entre vous des relations fraternelles.




Je tiens à saisir également cette occasion, pour vous féliciter de votre conduite exemplaire dans notre pays d’accueil, le Cameroun, et des excellents rapports que vous entretenez avec les citoyens de ce pays d’amour et d’hospitalité, dont les sollicitudes ne nous ont jamais fait défaut dans l’exercice de notre mission. Je ne vous exhorterai jamais assez, aussi longtemps que vous serez dans ce pays de paix et de liberté, à y vivre dans la légalité en vous soumettant à ses lois et à ses règlements. Vous vous créerez ainsi, les conditions idoines pour jouir pleinement de cette paix et de cette liberté, que nous offre ce pays frère.

Ladies and gentlemen,

Great crises break out so easily, but are so slow to be solved. The ivorian crisis which started on Thursday, September, 19th, 2002 is today in its fourth year. But this year is a year of hope, a year of restoration, a year of rebirth for Côte d’Ivoire. This year will surely end up in a free, transparent and open election which will enable the Ivorians to choose their leader. This conviction is widely shared by the populations of Côte d’Ivoire, which are now eager to rebuild their existence.


Permettez-moi enfin d’exprimer notre reconnaissance à tous nos amis qui continuent, non seulement à faire confiance à la Côte d’Ivoire, mais encore et surtout à l’appuyer dans ses efforts de sortie de crise. Ils étaient avec nous avant la crise. Ils sont demeurés avec nous malgré la crise ; bien plus, ils ont resserré leurs liens avec nous en pleine crise. Leur foi en notre pays constitue pour nous une raison supplémentaire d’espérer en un avenir radieux. La Côte d’Ivoire ne leur sera jamais assez reconnaissante.

Excellences,
Mesdames, Messieurs,

C’est sur ces notes d’espoir que je voudrais souhaiter, au nom de mon épouse et de tout le personnel de la Mission Diplomatique de Côte d’Ivoire au Cameroun, une très bonne fête de l’indépendance.

Que Dieu bénisse le Cameroun,
Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

Je vous remercie.







20 Juin 2006





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